J’ai enfin trouvé une source qui parle d’éviter les déplacements

4 02 2008

Villes 2.0 est une initiative conjointe de la FING, du groupe Chronos et du cabinet Tactis
Un atelier a été organisé en décembre dernier à Sophia Antipolis sur le thème “Une mobilité plus libre et plus durable”

Le compte-rendu de cet atelier présente 9 pistes et 3 constats. La 5ème orientation qui en découle est : “ Changer de paradigme pour éviter des déplacements, revisiter des formes de “dématérialisation” des déplacements et de substitution (de la possession au service, du déplacement physique à l’échange numérique) “
mais aussi
7. Travailler sur l’espace pour recréer des formes de proximité et de convivialité,
8. Elaborer des solutions collectives autant qu’individuelles
9. Renforcer la confiance, le lien social et l’échange

Les constats sont eux-aussi intéressants:

• Il faut distinguer entre les mobilités choisies et obligées ; les choix des organisations (employeurs, organisateurs de flux, commerçants et prestataires de services) sont plus aisément infléchis par la réglementation que ceux des individus.

• La mobilité est sociale, presque par essence. Jouer sur les modalités du lien social, de l’accès aux autres, et sur l’influence des “réseaux sociaux”, peut contribuer à des changements de comportement. • Changer de mobilité nécessite, comme tout changement, un accompagnement et une éducation (du côté des organisations comme des individus).• La mobilité doit être pensée comme un écosystème qui inclut par exemple : l’aménagement des espaces (urbains, de travail, commerciaux…), l’organisation et la tarification des transports, l’organisation des temps, etc.Il s’agit bien d’innover pour changer le contexte et non pas seulement pour faire face à une inéluctable augmentation des déplacements.

Il s’agit bien d’envisager le propos sous tous les angles y compris le travail, mobilité obligée pour le plus grand nombre.

Quelques autres extraits:

…  nous avons tendance à isoler le rôle des TIC et considérer leurs implications en soi ; c’est avant tout d‘innovation organisationnelle qu’il faut se préoccuper, de conduite du changement.

Inventer des modes de télétravail hors de chez soi

“Timeshare” de lieux, de véhicules, de fonctions…

Elaborer des solutions collectives autant qu’individuelles au niveau des territoires, mais aussi des entreprises, contraindre les mobilités “obligées” du côté de ceux qui les obligent

A suivre …





Une étude sur la mobilité dans l’aglomération parisienne,

3 02 2008

datée de 2006, analyse l’offre de transport en commun tant dans son organisation spatiale que tarifaire, l’infrastructure routière et la pollution, les usages des modes de déplacement etc.
Une étude qui se termine par des prévisions de baisse des déplacement Paris/ paris (de 3%) mais une augmentation des déplacements Banlieue / Paris de 5% et Banlieue / Banlieue de 15%!

Lire l’étude

Comment faire en sorte que les déplacements diminuent et non augmentent? Une question qui n’est pas posée. C’est pourtant bien l’enjeu; sans inversion de tendance, on reste dans un toujours plus qui n’a pas de limite





Identification des principaux pôles générateurs de trafic en Ile-de France

3 02 2008

Dans le cadre des travaux d’élaboration du PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) pour l’Ile-de-France, une étude a été réalisée par Mobility+ pour la DRIRE. 329 établissements de plus de 1000 salariés ont été géolocalisés et des cartes ont été construites pour les rapprocher des réseaux routiers et de transport en commun. Des critères tels que la nature de leur activité ont été analysés pour identifier ceux qui génèrent le plus gros trafic. Lire le rapport d’étude
On comprend bien l’objectif qui consiste à sensibiliser les entreprises et à tenir compte de ces caractéristiques pour construire le plan de déplacement.
Rien cependant n’est dit des lieux de départ de ces déplacements. Une analyse à partir des codes postaux d’habitation des salariés de ces entreprises offrirait une autre image. les flux croisés obtenus amèneraient peut-être à proposer des modifications d’implantation des entreprises. Des délocalisations vers les lieux d’habitation et pourquoi pas des mutalisations de plateaux de travail?