Atelier Éducation, médias, TICE lors des Assises Nationales de l’Education

29 10 2009

Les Assises Nationales de l’Education se sont tenues le 6 juin à l’Hotel de Ville de Paris.

Différents ateliers s’y sont tenus dont l’un avait pour thème :Education, médias, TICE, j’y ai représenté “les parents”, présente seulement une partie de la journée.

En voici le Compte-rendu, par ailleurs disponible sur le site www.pourleducation.net

Animation Christian Gautellier (CEMEA) +

  • Anne Sophie Bennot (ANDEV, responsable jeunesse ville de Dunkerque)
  • Robert James (Ligue de l’enseignement )
  • Guillaume Touzé (Sgen – CFDT)

(toutes les composantes des organisations invitantes étaient présentes dans l’atelier au moins à un moment, parents que l’après midi)

Dans un premier temps (Matinée et début après midi) un relevé des pistes de réflexion a été mené.

Ont été abordés les sujets suivants :

  • Le rôle des média dans la transmission d’une culture/de cultures.
  • Les pratiques dominantes des jeunes (tél portable, internet, radio) différentes  (ou pas) de celle des adultes ?
  • L’éducation aux médias tout au long de la vie dans et hors école.
  • Les compétences et capacités transversales développées par l’éducation aux média

-        Compréhension, analyse critique, création et créativité, consommation, citoyenneté, communication inter-culturelle, capacité d’intégration sociale et professionnelle (c’est la CFDT qui l’a fait rajouter)

  • la distinction entre pratiquants natifs (= jeunes nés dans ce bain de média) et pratiquant migrant (ayant acquis cette pratique après coup, par nécessité de travail, ou par besoin de communique avec les plus jeunes pour les grand parents…)
  • La définition de plus en plus flou du terme « fracture numérique » qui zig-zague entre génération, couche sociale, corps de métiers, niveaux scolaire et universitaire, lieu de l’équipement travail-école /ou domicile…
  • le constat de marginalisation de ces sujets dans l’éducation Nationale et du ratage de l’éducation de masse aux média (ex du B2i), alors que la problématique d’éducation aux médias en général et à l’informatique en particulier était incluse dans le « socle commun »
  • La nécessité d’une éducation passant par des médiateurs humains (parents, enseignant, animateurs socio-culturels…)
  • Les réflexions à mener avec les éducateurs sur les impacts non envisagé par les jeunes, (Publicité dans les moteurs de recherches, natures des information, origine traitement, fichage sauvage et volontaire par les « réseaux sociaux virtuels » ex: face book) …
  • La place potentielle des médias publics eux mêmes dans l’éducation aux médias
  • Les différents lieux d’éducation et de pratiques créatives (lieux formels et non formels :domicile familial, écoles , centre sociaux, maisons des associations, foyers de jeunes travailleurs, maison de jeunes et de la cultures, bibliothèques municipales; médiathèques…et même milieu carcéral (des expériences existent).
  • Le / les financements des actions, selon l’échelle des politiques publiques. (nationale, régionale, départementale, communale…) et les réductions de moyens liées aux économies souhaitées par ces différenyts niveaux.

Un débat a eu lieu particulièrement entre la représentante de la FSU d’une part, du Sgen et du CEMEA,+ parents d’élèves et représentante de la ville de Dunkerque d’autre part, sur la possibilité d’ouvrir les locaux scolaires à d’autres usages hors temps scolaire….

Dans la deuxième moitié de l’atelier de l’après midi on a formalisé 5 propositions issues des débats (ci-dessous)

La société de l’information est un enjeu majeur d’éducation, citoyenne, culturelle et d’insertion sociale et professionnelle. Il faut une appropriation démocratique des moyens d’information. Il y a nécessité de mettre en place des politiques publiques fortes (nationale et/ou territoriales) pour répondre au défi de la massification de l’éducation aux médias.

  • Il faut déconnecter la notion de fracture numérique de la seule question des équipements; parler de fracture sociale, culturelle, générationnelle, de frontière (natifs du numérique/migrants vers le numérique?).
  • La formation aux médias doit concerner tous les temps de la vie et tous les acteurs. Il est important d’impliquer les parents, de former aussi tous les adultes.
  • Dans l’École,  proposer un temps pour  un parcours inter-disciplinaire de formation d’éducation aux médias avec un processus de validation, dans le cadre d’une pédagogie active de projet et de production s’appuyant sur le CDI et les enseignants documentalistes.
  • Ouvrir le lieu de ressources qu’est l’école à d’autres publics. Développer les médiathèques comme lieu de formation. Inscrire la construction et le fonctionnement des équipements publics à vocation sociale, culturelle, d’éducation et de formation dans des usages polyvalents. ( en débat )
  • Maintenir et développer la dimension d’éducation aux médias dans le cahier des charges des médias publics. Développer des   plateformes publiques d’expression pour les enfants et les jeunes en particulier.