1 – Isabelle fait partie de l’équipe projet

5 02 2008

Isabelle est salariée de la société ServiceOne. Un projet de mise en place d’un nouveau logiciel de gestion commerciale a été décidé et elle fait partie de l’équipe projet qui vient de se constituer, en tant que K User. Elle a suivi une formation sur le logiciel choisi et va participer au paramétrage final de la solution.

Au quotidien elle travaille dans les bureaux de la rue Tillon dans une petite ville en grande banlieue parisienne tandis que le siège de ServiceOne est toujours dans une tour de la Défense.L’équipe projet est dirigée par Atef qui n’a pas quitté la Défense. Il réunit l’équipe au complet en téléconférence une fois par semaine. Rue Tillon, Isabelle travaille sur un poste équipé d’une caméra et d’un micro, elle n’a pas besoin de bouger pour participer aux réunions en visioconférence. C’est aussi par ce canal qu’elle communique éventuellement plusieurs fois par jour avec Atef et les autres membres de l’équipe, en tête à tête ou par petit groupe.

Rue Tillon elle dispose d’un bureau sur un plateau, les locaux sont bien aménagés et les bruits y sont feutrés même s’ils sont plusieurs à téléphoner régulièrement. Il existe aussi des bureaux individuels mais sa fonction ne le justifie pas. D’ailleurs Isabelle aime mieux travailler sur un plateau. De temps en temps il y a une blague qui fuse, ça détend l’atmosphère, on peut se faire signe pour aller boire un café. Question stress c’est beaucoup plus agréable.

Les autres personnes du plateau sont salariées de différentes entreprises et la variété des fonctions est impressionnante. La salle où l’on peut boire le café ou manger, seul ou à plusieurs, est un lieu de rencontre extraordinaire. En ce moment Isabelle discute souvent avec Claire qui est assistante commerciale dans une entreprise de vente de pièces détachées. En fonction des stocks des clients en boulons et autres clous, elle valide les prévisions de livraison. Les méthodes de travail sont complètement différentes de ce que Isabelle connait et ça lui donne des idées pour le projet en cours chez ServiceOne. Le mois dernier elle s’est lancée et a proposé une modification du processus de vente. Atef l’a félicitée et, après étude, le point a été retenu.

Demain c’est la réunion mensuelle à la défense….





Images et clichés sur le télétravail

5 02 2008

Si vous faites une recherche sur Google Images avec le mot télétravail, outre de très vieux graphiques qui prédisaient un avenir radieux au télétravail, voici quelques images obtenues :

Télétravail2Télétravail3

Télétravail4Télétavail5

Au choix le télétravailleur est un homme qui gagne bien sa vie, choisit de vivre au soleil de préférence ou inversement il s’agit d’un faignant qui se planque. Une 3ème voie est possible: une femme qui a autre chose à faire que de travailler!

Pour que le télétravail soit une piste sérieuse d’évolution de nos modes de travail, il faut que le télétravail soit possible pour tous, cadres ou non, qui n’ont pas de piscine et pas non plus nécessairement la place pour travailler à la maison … mais qui font de longs trajets quotidiens pour se rendre devant un écran et un téléphone.





J’ai enfin trouvé une source qui parle d’éviter les déplacements

4 02 2008

Villes 2.0 est une initiative conjointe de la FING, du groupe Chronos et du cabinet Tactis
Un atelier a été organisé en décembre dernier à Sophia Antipolis sur le thème “Une mobilité plus libre et plus durable”

Le compte-rendu de cet atelier présente 9 pistes et 3 constats. La 5ème orientation qui en découle est : “ Changer de paradigme pour éviter des déplacements, revisiter des formes de “dématérialisation” des déplacements et de substitution (de la possession au service, du déplacement physique à l’échange numérique) “
mais aussi
7. Travailler sur l’espace pour recréer des formes de proximité et de convivialité,
8. Elaborer des solutions collectives autant qu’individuelles
9. Renforcer la confiance, le lien social et l’échange

Les constats sont eux-aussi intéressants:

• Il faut distinguer entre les mobilités choisies et obligées ; les choix des organisations (employeurs, organisateurs de flux, commerçants et prestataires de services) sont plus aisément infléchis par la réglementation que ceux des individus.

• La mobilité est sociale, presque par essence. Jouer sur les modalités du lien social, de l’accès aux autres, et sur l’influence des “réseaux sociaux”, peut contribuer à des changements de comportement. • Changer de mobilité nécessite, comme tout changement, un accompagnement et une éducation (du côté des organisations comme des individus).• La mobilité doit être pensée comme un écosystème qui inclut par exemple : l’aménagement des espaces (urbains, de travail, commerciaux…), l’organisation et la tarification des transports, l’organisation des temps, etc.Il s’agit bien d’innover pour changer le contexte et non pas seulement pour faire face à une inéluctable augmentation des déplacements.

Il s’agit bien d’envisager le propos sous tous les angles y compris le travail, mobilité obligée pour le plus grand nombre.

Quelques autres extraits:

…  nous avons tendance à isoler le rôle des TIC et considérer leurs implications en soi ; c’est avant tout d‘innovation organisationnelle qu’il faut se préoccuper, de conduite du changement.

Inventer des modes de télétravail hors de chez soi

“Timeshare” de lieux, de véhicules, de fonctions…

Elaborer des solutions collectives autant qu’individuelles au niveau des territoires, mais aussi des entreprises, contraindre les mobilités “obligées” du côté de ceux qui les obligent

A suivre …





Une étude sur la mobilité dans l’aglomération parisienne,

3 02 2008

datée de 2006, analyse l’offre de transport en commun tant dans son organisation spatiale que tarifaire, l’infrastructure routière et la pollution, les usages des modes de déplacement etc.
Une étude qui se termine par des prévisions de baisse des déplacement Paris/ paris (de 3%) mais une augmentation des déplacements Banlieue / Paris de 5% et Banlieue / Banlieue de 15%!

Lire l’étude

Comment faire en sorte que les déplacements diminuent et non augmentent? Une question qui n’est pas posée. C’est pourtant bien l’enjeu; sans inversion de tendance, on reste dans un toujours plus qui n’a pas de limite





Identification des principaux pôles générateurs de trafic en Ile-de France

3 02 2008

Dans le cadre des travaux d’élaboration du PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) pour l’Ile-de-France, une étude a été réalisée par Mobility+ pour la DRIRE. 329 établissements de plus de 1000 salariés ont été géolocalisés et des cartes ont été construites pour les rapprocher des réseaux routiers et de transport en commun. Des critères tels que la nature de leur activité ont été analysés pour identifier ceux qui génèrent le plus gros trafic. Lire le rapport d’étude
On comprend bien l’objectif qui consiste à sensibiliser les entreprises et à tenir compte de ces caractéristiques pour construire le plan de déplacement.
Rien cependant n’est dit des lieux de départ de ces déplacements. Une analyse à partir des codes postaux d’habitation des salariés de ces entreprises offrirait une autre image. les flux croisés obtenus amèneraient peut-être à proposer des modifications d’implantation des entreprises. Des délocalisations vers les lieux d’habitation et pourquoi pas des mutalisations de plateaux de travail?